Réalisation :
Jean-François Roussy
CCA

 

 


POUR EN SAVOIR PLUS...


Avec l'urbanisation du milieu du XIXe siècle, le Québec a tôt fait de s'apercevoir qu'il devait aider les familles ayant à charge des personnes présentant une déficience sensorielle. C'est à partir d'initiatives privées impliquant surtout des éducateurs, des prêtres, des religieuses et des religieux (dont les Sœurs de la Providence et les Clercs de St-Viateur), appuyés en cela par l'archevêché de Montréal, que des institutions pour jeunes sourdes et jeunes sourds ont été créé. On permettait ainsi aux personnes sourdes d'avoir plus facilement accès à la scolarisation et au marché du travail; en un mot, on aidait ces personnes à participer à la vie urbaine et à exercer leurs rôles dans la famille. Ainsi, grâce à l'engagement et au dévouement d'âmes généreuses, les personnes sourdes ont quitté leur isolement quasi complet pour enfin devenir davantage des citoyennes et des citoyens à part entière.

Au XXe siècle, l'État québécois prend progressivement la place des églises dans l'aide et le soutien de ces personnes alors appelées « personnes handicapées », c'est-à-dire des personnes ayant des différences physiques importantes et qui rencontrent des obstacles majeurs nuisant énormément à leur développement.

Et cet engagement est accentué par l'intervention des citoyens sur une base volontaire et active C'est ainsi que des causes sont soutenues par un grand nombre de personnes. Le vécu des personnes présentant cette déficience invisible qu'est la surdité ou le trouble fonctionnel de communication est dans les faits l'un des plus ignorés et des plus banalisés. Pourtant les immenses difficultés de ces personnes à profiter de l'éducation, à gagner leur vie, à avoir une vie familiale et sociale de qualité sont évidentes mais il est toujours difficile de recevoir une compassion qui amène à des gestes concrets d'entraide et de partage. (pour revenir)